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Faut-il passer à l’iPhone 17 pour améliorer les Raccourcis Siri ?

Faut-il investir dans un iPhone 17 pour tirer le meilleur parti de Raccourcis ? Découvrez mon test des Raccourcis Siri avec IA locale sur iPhone, iPad et Mac. Les différences de performances vont vous surprendre !

Dans la presse, on appelle ça un Marronnier : un sujet qui revient tous les ans à la même période. Et cette année encore, avec la sortie imminente des iPhone 17, 17 Pro, 17 Air (et éventuellement de l’iPad Pro M5) la même question va se poser : Faut-il acheter le nouvel iPhone ?

Certains disent que le meilleur iPhone est celui de l’année précédente : peu différent du modèle courant, il est nettement moins cher. Mais si vous lisez ce site, vous avec en commun avec celui qui l’écrit d’être plus ou moins geek. L’argument rationnel n’a donc pas prise sur nous.

La seule vraie question qui se pose est : un nouvel appareil est forcément plus puissant que le précédent, mais est-ce que le gain de puissance de l’iPhone 17 justifie de l’acheter ? Surtout dans le cas qui nous intéresse : celui du développement de Raccourcis avec Siri Shortcuts.

Pour mieux comprendre l’impact de l’évolution matérielle, j’ai mené quelques tests avec plusieurs appareils de puissances différentes. Et comme j’explore actuellement l’intégration de l’Intelligence Artificielle dans les Raccourcis Siri, il était tout naturel que j’utilise les Apps d’IA pour iPhone, iPad et Mac pour comparer les performances de ces machines.

Pour ces tests, j’ai évalué quatre appareils récents :

  • un MacBook Pro avec un processeur M3 Pro (18/512 11-cœurs CPU, 14‑cœurs GPU),
  • un iPad Pro 11 M4 8/256,
  • un iPad Air 13 M3 8/256,
  • un iPhone 16e 8/256 avec une puce A18 (6‑cœurs CPU, 4‑cœurs GPU).

L’objectif était de mesurer l’effet des écarts de puissance matérielle, avec des tâches courantes et exigeantes.

Protocole de test

Deux approches ont été adoptées : la génération d’images locales et l’IA générative embarquée.

Premier test : Génération d’images avec DrawThings

J’ai utilisé l’application DrawThings avec le modèle Stable Diffusion DreamShaper XL v2.1 Turbo (8-bits). Les paramètres étaient identiques sur tous les appareils : résolution 512×768, 30 étapes de génération, sampler Euler a, et un prompt fixe avec le même seed pour assurer la comparabilité.

Les résultats ont montré des temps de génération variables :

AppareilRAMTemps par image
MacBook Pro M3 Pro18 Go40 s
iPad Pro M48 Go1 min 2 s
iPad Air M38 Go1 min 5 s
iPhone 16e8 Go2 min 54 s

Analyse :
Le Mac est clairement plus rapide, grâce à plus de cœurs CPU/GPU, plus de RAM, et une meilleure gestion sous macOS. L’iPad Pro M4 n’apporte qu’un gain très modeste comparé à l’iPad Air M3, malgré une puce plus récente. L’iPhone 16e est fortement ralenti par sa puissance GPU en retrait et sa bande passante limitée.

Les résultats en revanche sont assez comparables. Les images sont similaires, y compris dans leurs défauts sur les visages.

Deuxième test : IA générative locale avec Enclave AI

En utilisant Enclave AI et le modèle de Google Gemma 3n-e2b-2B, deux prompts identiques ont été testés : une traduction suivie d’un résumé, et une réécriture en style ironique. Evidemment, les conditions d’exécution étaient rigoureusement les mêmes, particulièrement en ce qui concerne les applications ouvertes en tâche de fond.

J’avoue que le protocole de test m’a été soufflé par ChatGPT. Qui mieux qu’une IA peut tester une autre IA ? La tâche consistait à traduire puis résumer en français le célèbre texte de la pub Apple « Here’s to the crazy ones… ».

Translate and summarize this in French:
"Here’s to the crazy ones. The misfits. The rebels. The troublemakers. The round pegs in the square holes. The ones who see things differently. They’re not fond of rules. And they have no respect for the status quo. You can quote them, disagree with them, glorify or vilify them. About the only thing you can’t do is ignore them. Because they change things. They push the human race forward. And while some may see them as the crazy ones, we see genius. Because the people who are crazy enough to think they can change the world, are the ones who do."

L’idée derrière ce test était de d’activer pleinement le modèle de langage avec une tâche relativement soutenue, de solliciter la mémoire contextuelle (enchaînement logique, cohérence de ton) et de provoquer une « charge cognitive » élevée avec l’opération de traduction et de synthèse. Le but : comparer le temps de latence, la qualité du résultat et la stabilité générale.

Here’s the translation and summary in French:

Translation:

« À ceux qui sont fous. Les marginaux. Les rebelles. Les trouble-fonds. Les rouleaux-pierres dans les trous carrés. Ceux qui voient les choses différemment. Ils n’aiment pas les règles. Et ils n’ont aucun respect pour le statu quo. Vous pouvez les citer, les contredire, les glorifier ou les dénigrer. Mais il n’y a qu’une chose que vous ne pouvez pas faire : les ignorer. Car ils changent les choses. Ils poussent l’humanité à avancer. Et bien que certains puissent les voir comme les fous, nous les voyons comme des génies. Car les gens qui sont assez fous pour penser qu’ils peuvent changer le monde, ce sont ceux qui le font. »

Summary:

Ce texte célèbre les individus originaux, ceux qui ne se conforment pas aux normes et qui osent penser différemment. Ils sont souvent considérés comme « fous » ou « dérangés », mais leur capacité à remettre en question le statu quo et à proposer de nouvelles perspectives est essentielle pour l’avancement de l’humanité. C’est la folie créative, la vision audacieuse, qui permet de changer le monde.

(Translation of the summary: This text celebrates original individuals, those who do not conform to norms and who dare to think differently. They are often considered « crazy » or « disturbed, » but their ability to question the status quo and propose new perspectives is essential for the advancement of humanity. It is creative madness, bold vision, that allows the world to change.)

Alternative, slightly more concise summary:

Ce texte exalte les penseurs hors des sentiers battus, ceux qui défient les conventions et qui, malgré leur apparence parfois « folle », sont les moteurs du progrès et de l’innovation. C’est la capacité à remettre en question le monde établi qui permet de véritablement changer les choses.

(Translation: This text celebrates out-of-the-box thinkers, those who defy conventions and who, despite their sometimes « crazy » appearance, are the engines of progress and innovation. It is the ability to question the established order that truly changes things.)

Both summaries capture the essence of the original text. The second one is a bit more condensed. Choose the one that best suits your needs.

Gemma déborde d’enthousiasme sur MacBook Pro

Traduction en français :

« À tous les fous. Les marginaux. Les rebelles. Les instigateurs. Les personnes qui ne rentrent pas dans les cases. Ceux qui voient les choses différemment. Ils n’aiment pas les règles. Et ils n’ont aucun respect pour le statu quo. On peut les citer, les contredire, les glorifier ou les vilipender. La seule chose que vous ne pouvez pas faire, c’est les ignorer. Parce qu’ils changent les choses. Ils poussent l’humanité vers l’avant. Et bien que certains puissent les voir comme des fous, nous voyons du génie. Car les personnes suffisamment folles pour croire qu’elles peuvent changer le monde, ce sont celles qui le font. »

Résumé :

Ce texte célèbre les personnes qui sortent des sentiers battus : les individus qui défient les conventions, les règles et le statu quo. Loin d’être perçus comme des anomalies, ils sont considérés comme des génies, car c’est leur capacité à penser différemment et à remettre en question les normes qui permet de faire avancer l’humanité. Le texte souligne que l’ignorance de ces personnes est impossible car elles sont la force motrice du changement. Il y a une admiration pour leur audace et leur vision unique, même si elle peut être mal comprise par les autres.

Gemma, plus sobre et synthétique sur iPhone 16e

La seconde partie du test consiste à demander une réécriture du résultat sous une forme ironique pour tester la reformulation stylistique, donc avec un troisième niveau de traitement.

“Réécris ensuite ce résumé dans un style détaché, un peu ironique, comme s’il s’agissait d’un slogan de start-up qu’on ne croit qu’à moitié.”

Résultats – temps de réponse par appareil :

AppareilPrompt 1Prompt 2Initiative du modèle
Mac M3 Pro20 s14 sOui
iPad Pro M412–14 s10–16 sOui
iPad Air M3 (13″)12–13 s11 sNon
iPhone 16e22 s13 sNon

Résumé (style start-up ironique):

« Fous, marginaux, rebelles… le genre de gens qui ne suivent pas les règles, vous voyez ? Ils ne sont pas du genre à s’accommoder du statu quo, et vous pouvez même les citer, les glorifier ou les critiquer, c’est un peu votre choix. Le seul conseil ? Ne les ignorez surtout pas. Parce qu’ils changent les choses, vous savez. Ils donnent un coup de pouce à l’humanité, en quelque sorte. Et bien qu’on puisse les considérer comme des excentriques, on préfère les voir comme des génies. Parce que, soyons honnêtes, c’est rarement les gens qui se conforment qui changent le monde. C’est plutôt ceux qui ont assez de folie pour le tenter. »

(Traduction en anglais pour une meilleure compréhension du style):

« Crazy people, misfits, rebels… the kind of people who don’t follow the rules, you know? They aren’t the type to settle for the status quo, and you can even quote them, glorify them or criticize them, it’s really up to you. The only advice? Don’t ignore them. Because they change things, you see. They give a boost to humanity, in a way. And while we might consider them eccentric, we prefer to see them as geniuses. Because, let’s be honest, it’s rarely the people who conform who change the world. It’s rather those who have enough madness to try. »

L’iPad Pro M4 fait du zèle

Ce qu’on observe

1. Performance brute (temps de réponse)

  • L’iPad Air M3 est étonnamment rapide, battant même le Mac M3 Pro sur ce test.
  • Le Mac est constant, mais un peu plus lent — possiblement à cause de la gestion différente du threading sur macOS.
  • L’iPad Pro M4 est bon mais variable (dépend peut-être de la chaleur ou des appels ANE).
  • L’iPhone 16e est clairement le moins performant, sans surprise.

2. Comportement cognitif apparent du modèle

  • Sur Mac M3 Pro et iPad Pro M4, Enclave AI contextualise et extrapole la réponse dans environ 50 à 66 % des cas :
    • Explication du ton ou de la consigne,
    • Traduction en français d’un texte déjà traduit,
    • Ajout de détails, suggestions ou métaphores.
  • L’iPad Air M3 et l’iPhone 16e, eux, se limitent strictement à la tâche demandée, sans enrichissement ou initiative.

Pourquoi un même modèle se comporte différemment

Cette variation des comportements ne tient pas à une différence de modèle, mais révèle comment l’environnement matériel influence la « personnalité » apparente d’un LLM local.

Même avec une quantité identique de RAM (8 Go), les performances et comportements divergent significativement :

AppareilRAMBande passanteCPU/GPU coresComportement
iPhone 16e8 Go~68 GB/s6-core CPU, 4-core GPURéponses strictes, minimalistes
iPad Air M38 Go100 GB/s8-core CPU, 9-core GPURéponses plus complètes
iPad Pro M48 Go120 GB/s9-core CPU, 10-core GPUComportement proactif
MacBook M3 Pro18 Go150 GB/s11-core CPU, 14-core GPUTrès proactif, contextualisation riche

L’explication technique : au-delà de la RAM

Cette gradation ne s’explique pas par la seule quantité de mémoire, mais par un ensemble de facteurs interconnectés :

  • La bande passante mémoire : plus elle est élevée, plus l’IA peut maintenir un contexte riche en mémoire.
  • L’architecture CPU/GPU : plus de cœurs = meilleur traitement parallèle des calculs d’attention.
  • L’adaptation dynamique d’Enclave : l’app ajuste ses seuils et sa capacité selon la machine.

Conséquences pratiques

Un même raccourci Siri intégrant une IA locale peut donc produire des résultats très différents selon l’appareil utilisé. Et ce n’est pas un bug. C’est un fonctionnement normal.

Si vous développez des raccourcis destinés à être partagés, pensez à cadrer le prompt pour maximiser les chances d’obtenir une réponse cohérente dans toutes les circonstances. Si vous le pouvez, testez vos raccourcis sur plusieurs machines, et attendez-vous à ne pas toujours obtenir le même style de réponse d’un iPhone et d’un Mac.

En conclusion : Faut-il passer à l’iPhone 17 Pro (ou à l’iPad Pro M5)

La réponse est, elle aussi, un Marronnier : cela dépend de vos usages. Pour des automatisations simples et efficaces : un iPad Air M3 ou un iPhone milieu de gamme suffisent largement. Mais si vous pensez créer des raccourcis intégrant de l’IA locale, un appareil puissant vous offrira une vraie valeur ajoutée : plus rapide, plus expressif, plus “intelligent”. Et si votre objectif est de faire tourner Apple Intelligence, la question trouve une réponse partielle : il vous faudra au moins un iPhone 15 Pro.

Au fond, ce qu’il faut surtout retenir, c’est ceci : ce n’est pas juste l’algorithme qui fait la différence, c’est la rencontre entre le modèle d’IA, la machine, et l’usage que vous en faites.

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